La fonction de compliance officer

La fonction de compliance officer

Les grandes crises financières, notamment Parmalat et Madoff, ont obligé le secteur bancaire et financier à se protéger et à garantir plus de transparence à ses clients. La notion de compliance est ainsi née imposant dès lors le respect des règles et des lois établies. De nouveaux métiers ont vu le jour et l’application de la conformité, dans les secteurs bancaires entre autres, a été confiée au compliance officer autrement nommé « responsable conformité ».

Les tâches du compliance officer

Elles sont vastes et en perpétuel changement. Le risque de non-conformité s’applique à plusieurs domaines.

La sécurité financière tout d’abord qui comprend la lutte contre la corruption, les transactions terroristes, les abus de marché, les délits d’initiés ou encore le blanchiment d’argent. Le professionnel surveille ainsi de près les transactions lui semblant douteuses et vérifie les raisons d’un transfert ainsi que l’identité de la personne identifiée et l’origine des fonds. Contrôleur interne, il doit veiller à l’application des lois et des différentes règlementations applicables en France mais aussi dans l’Union Européenne.

Son rôle de « vigie » l’oblige aussi à contrôler l’application du code de déontologie émis par l’entreprise concernée et à l’intégrité du personnel employé. De même, il est responsable de l’application des règles régissant la publicité.

Son second rôle est celui d’auditeur interne. Spécialiste de la gestion des risques, le compliance officer met au service de la société qui l’emploie ses connaissances sur les systèmes de contrôle interne, mais aussi sur la conformité légale des dispositifs existants. De même, plans d’audit et missions d’audit permettent à cet expert d’apporter des conseils et des améliorations dans le fonctionnement.

Enfin, il endosse aussi la casquette de formateur auprès des personnels de banques. En cas d’éventuelles erreurs dans l’application des procédures, il accompagnera les employés mis en cause pour une meilleure compréhension de la règlementation. Et il est par ailleurs contraint de former les équipes sur les procédures nouvelles ou en cours d’évolution.

Les études et les qualités requises

Aucune école spécifique ne forme au métier de compliance officer. Cependant, depuis l’émergence de cet emploi d’avenir, les universités ont créé des cycles dédiés à ce profil. Les responsables conformité sont, pour la plupart, titulaires d’un Master en droit, économie et gestion des affaires. La formation est généralement complétée par une spécialisation en finance. Certaines écoles proposent des diplômes afférant au contrôle des risques bancaires, à la sécurité financière et à la conformité. D’autres proposent un Master pro Banque-Finance-Assurance. Par ailleurs, une expérience en matière d’audit est toujours la bienvenue ainsi qu’une parfaite maîtrise de l’anglais.

Ce métier requiert un certain nombre de qualité notamment la gestion du stress. En effet, « gendarme » du secteur bancaire, les décisions prises peuvent ne pas être validées par tous les collaborateurs. Patience et diplomatie sont donc deux qualités indispensables, les désaccords étant courants. Métier transverse, une bonne culture générale et une connaissance sans faille de l’entreprise est indispensable. D’autre part, la rigueur et la discrétion sont de mises, les dossiers à traiter concernent généralement des informations confidentielles. La curiosité doit aider le compliance officer à s’enquérir sans cesse des nouvelles lois et de la règlementation en évolution constante dans ce domaine pour assurer une conformité sans faille.

Le choix d’un compliance officer

Ce métier requiert des connaissances avérées et il paraît principal de confier cette mission à des personnes compétentes ayant acquis de l’expérience. Geneva Compliance Group met à la disposition des groupes bancaires notamment, des Conseils en conformité capable d’épauler ou de gérer en externalisation partielle ou totale les règlementations en cours dans ce domaine. Ces professionnels proposent aussi, hormis des missions de conseillers, d’analystes ou d’auditeurs, des sessions de formations sur les différentes mises en conformité applicables dans le secteur bancaire.

Le constat d’une non-mise en conformité ou de manquements constatés de tel ou tel établissement bancaire peut entraîner des sanctions de la part de l’AMF, autorité de contrôle. Mieux vaut donc bien choisir à qui l’on confie les missions de contrôles des procédures, d’audits ou de formations des collaborateurs. Geneva Compliance Group a su s’entourer d’une équipe pluridisciplinaire pour assurer au mieux les missions de compliance.

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